lundi 6 décembre 2010

Exhib' dans un jardin d'hiver (+18)

Au jardin,
les températures baissent.
Dans les chaumières,
la chaleur monte!

Chaque année, le constat est le même: plus on est couvert, plus on a envie de découvrir...!!!
Un épais manteau embellit ce qu'il cache, le rend désirable. Le regard s'enflamme de ce jeu entre le Montré et le Caché. Il suffit qu'une parcelle chérie se découvre pour cristalliser de chaudes émotions. Une discrète extrémité qui pointe, s'offre à la vue, et elle devient le point focal vers lequel tend toute l'attention (...): mélange d'excitation et de contemplation.

Cette convulsion de désir est même contagieuse! Et pousse à l'exhibition! Exhib' libertine et généralisée!

Preuve en est, le rituel saisonnier des clichés de jardins couverts de neige qui fleurissent en cette saison (et oui, ça peut fleurir en hiver) sur blogs, réseaux sociaux, site internet et magazines.


 

(images: Philippe Leblanc, Nicola Crivelli)

Il est vrai qu'il n'y a rien de tel que la neige sur ses arbres pour faire naître de nouvelles émotions! Une autre perspective se met en scène avec la perte des repères...

Alors je me lance! C'est décidé, cette année, je vous fais ma première exhib'...! Voici ma contribution à cette "découverte" hivernale: je vous dévoile à mon tour ma collection dans un blanc manteau.


Une vue d'ensemble
(remarquez les courbes et les pointes, en rythme alterné)  


Un angle différent
(... à la queue leu leu...)


Et mon arbre préféré
(droit, fier et fort, en toutes conditions!)


Bon, c'est vrai que cette année la première neige a été spécialement généreuse dans notre contrée...
Alors, n'oubliez pas! SORTEZ COUVERTS!
(article sponsorisé par Stop SIDA)

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mercredi 1 décembre 2010

Duo du banc

Quand les arbres invitent à partager un banc...

...même les vieux doivent se sentir jeunes parmi ces aïeuls.


( Parc de tamaris, Biarritz, octobre 2009)
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Goshin et Shogin (suite et réponse au faussaire)

"Phil écrit qu'il est un faussaire,
et qu'il a un faux air de faussaire:
Donc Phil n'est pas un faussaire."

Si Phil n'est pas un faussaire,
et qu'il écrit qu'il est un faussaire,
Phil est donc un faussaire, avec son faux air.

Donc...

Ohlala! C'est coton! Mais quel coton, Phil file-t-il?
C'est la confusion dans laquelle nous amène l'excellent article que Phil a écrit en référence à ma dernière publication "Goshin et Shogin". (nldr: excellent à part le fait qu'il publie les chef d'œuvres sur la mauvaise face... d'où son air de faux air)

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Tout cela me ramène à développer...
En filigrane, mon article posait la question de ce qu'est copie, imitation, inspiration... Sans pouvoir y répondre.

Les dernières nouvelles qui me sont parvenues de Michèle Corbihan (qui les tient de François Jecker) amènent un éclairage nouveau:

John Naka aurait donc créé 3 forêts similaires: la première qu'il a donnée à l'Arboretum de Washington, où elle s'expose actuellement. Elle a été créée dans les années 1950.

La seconde aurait été créée à Heidelberg à la fin des années 1980, et rachetée par Manfred Roth à la fermeture du Musée. C'est elle qui fut exposée à Mulhouse, ce mois d'octobre 2010.

Une troisième aurait été créée en Amérique latine. Les informations sur cette forêt manquent. Elle pourrait ne plus exister.

.....

Vraiment?
C'est donc avec l'hardiesse du Chevalier Colin (dit "Maillard"), l'opiniâtreté de l'inspecteur Colombo et la détermination de l'Ombudsman à la propriété intellectuelle que je me suis mis ce jour en quête de cette troisième forêt.

Existe-t-elle encore?
Comment retrouver sa trace sur cette planète si petite dans l'univers, mais si gigantesque pour y trouver un arbre précis? de taille réduite qui plus est!!!

En ce 1er décembre, c'est avec joie que je peux à tout le moins vous montrer à quoi ressemble celle qui pourrait bien être l'objet de ma quête:


En bon pisteur (merci Indiana...), je peux vous dire qu'elle fut photographiée:
- par "Dominus Vobiscum", le 14 février 2009,
- par "Dan-Tuyet Tham", le 18 octobre 2007, et
- par "Jesus F. Rodriguez", le 9 mars 2007.

Vous me direz: "MAIS OÙ? MAIS OÙ EST-ELLE?"
La réponse objective est, qu'avec certitude, je ne le sais pas!
Par contre, les trois personnes sus-mentionnées déclarent toutes l'avoir photographiée en Californie:
A "The Huntington Library, Art Collection and Botanic Gardens" à San Marino (Pasadena), CA.
Mais y est-elle encore?
 

Au terme de cette longue enquête (mais est-elle terminée?), nous pouvons donc rassembler les trois forêts ainsi:

Forêt "Goshin" de John Naka, (env.1950)
United States National Arboretum, Washington DC


Forêt de John Naka, (env.1990)
Manfred Roth (anc. Heidelberg Bonsaï Museum), Allemagne
(ici au Euro Top 30 à Mulhouse)

Forêt de John Naka, (date inconnue)
The Huntington Library, Art Collections, and Botanical Gardens, San Marino CA


Nous pouvons donc conclure qu'il n'y a ni copie ni plagiat, ni faussaire. Une question par contre subsiste: peut-on nommer toutes ces trois forêts "Goshin"? ou ce nom est-il réservé à la forêt exposée à Washington?
Mon humble avis est que cela ferait du sens de les distinguer, car nous saurions de quel bonsaï nous parlons, et les reconnaître par leur différences. (et de manière plus élégante que "Goshin I, II et III"... à quant la suite...?!?!)
D'ailleurs, pourquoi les deux autres forêts n'auraient-elles pas de nom?
Naka ne leur aurait-il pas fait cet honneur?



Pour finir, je vous livre quelques projets croisés lors de mon enquête, qui, eux, ne sont pas des œuvres de Naka, mais sont clairement d'inspiration directe.

Comme un faux air...


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lundi 29 novembre 2010

Goshin et Shogin

"Goshin" à Mulhouse!
Est-ce possible? la célèbre forêt de John Naka, crée vers 1950, aurait fait le voyage de l'Euro Top 30 organisé par François Jecker...
Même les meilleurs magazines paraissent rapporté cette incroyable nouvelle.

Et pourtant...

Faisons donc un petit jeu: celui des différences! Voici deux images de la fameuse forêt: combien y a-t-il de différences? Sont-ce deux forêts différentes? ou est-ce une seule et même forêt?



Un faussaire serait-il passer par là? 
Copier un Rembrandt ou un Picasso n'est certes pas facile... Mais pour cloner un bonsaï, il s'agit de se lever tôt! Un faussaire ne suffit plus; il en faut trois ou quatre générations...
En fait, les deux forêts auraient été créés par John Naka, ajoutant confusion et mystère. 

Mais en fin de compte, qu'est-ce qui distingue donc "l'originale" de la copie? Pour moi, certainement la position et l'expression de l'arbre principal - placé dans la plus pure tradition japonaise par John Naka. Ce dernier, bien qu'installé aux Etats-Unis d'Amérique, n'en restait probablement pas moins influencé par la longue tradition de son art. La forte perspective de l'originale, qui crée une magnifique tension  entre l'arbre principal et l'arbre de troisième plan, à sa gauche, n'a pas d'égal dans la très belle forêt de Manfred Roth.

Goshin! Quelle chef d'œuvre!

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dimanche 28 novembre 2010

Un Forsythia se plie en quatre

Il y a deux semaines, lors d'une soirée entre bonsaïka - donc entre amis - l'un de mes hôtes, qui brille autant par son humour que par sa curiosité, m'a contraint à une tournée tardive dans le jardin.
Armés d'une lampe torche, ce fut donc une visite primesautière (l'éloignement géographique important de mon domicile rendant les visites pour ce curieux ami fort difficiles et uniques... ).

Au détour d'une étagère, il découvre le plus vieil arbre de ma collection ("celui dont je m'occupe depuis le plus longtemps", pour être exact). Cette bouture prélevée sur le balcon maternel, en 1996, avait marqué mon retour au bonsaï après des études qui, elles, avaient ruiné les prémices d'une "collection" commencée 10 ans plus tôt.


Porteur d'une lourde symbolique, cette "arbre" ne s'est jamais révélé comme un arbre de potentiel. Il démontre par contre depuis 15 ans une incroyable persistance à prendre sa place dans mon jardin. ce n'est pourtant pas tâche facile: j'ai appris depuis lors la lenteur du Forsythia à épaissir son tronc, la fragilité de son bois au pliage et à la ligature, l'exubérance tendancielle de ces feuilles et fleurs si l'arrosage est trop généreux... Un programme qui ne le destine pas facilement à un bonsaï de taille moyenne ou grande.

En 2006, l'une de ses deux branches initiales est morte nécessitant une remise en forme fondamentale. C'est à cette occasion que l'option a été prise de compacter l'arbre pour en faire un Shohin (arbre de petite taille), ceci en s'orientant vers un style Han-Kengai (semi-cascade). La courbe resta à cette occasion molle et peu intéressante; les cassures survenues lors des la mise en forme malgré le raphia n'avaient pas autorisé d'aller plus loin.


C'est donc devant cet arbre que nous "phil-osophâmes". Le conseil de Phil: trouver un angle de plantation plus incliné pour "dramatiser" l'arbre...
.......

La critique d'un tiers est toujours l'occasion d'une remise en question, d'un nouveau point de vue. C'est ainsi que le curieux ami curieux partit, me laissant, le virus inoculé: la pensée d'une nouvelle mise en forme fit son chemin... images cérébrales, observations de l'arbre, évaluations des possibles...

D'un changement d'angle de plantation, les hypothèses évoluèrent donc vers une révision de toute la ligne de l'arbre. Le principal obstacle sur ce chemin restait les limites physiques de l'arbre.

C'est donc une véritable opération lourde que j'ai lancé ce premier dimanche de l'Avant:
- corsetage du tronc au raphia, pour renforcer et solidariser les fibres et l'écorce;
- pose de deux attelles de cuivre de 2mm sur les côtés du tronc, pour répartir les efforts de pliage et de torsion;
- second corsetage végétal, pour solidariser tronc et attelle;
- ligature du tronc avec du 2,6 et du 2 mm;
- ligature des branches avec les prolongement des attelles, pour unifier les branches et le tronc en un ensemble stable.

Le bloc opératoire fut une heure et demi durant le théâtre d'un travail délicat, précis et constamment à la limite de la résistance des fibres. Quelques craquements mineurs et la pertes d'une demi-douzaine de bourgeons auront été le prix d'une remise en forme conséquente.


Cet avec l'espoir de voir l'arbre s'épanouir pleinement pour son 15ème printemps, et satisfait, que je replace ce soir l 'arbre dans son abri d'hiver.

Merci Phil.

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vendredi 26 novembre 2010

Mélèze d'Europe

Il y a bientôt trois ans, c'est au tirage au sort que ce mélèze me fut attribué pour faire un atelier avec Micheal Wilhelm, chez Pius Notter.


A l'origine, l'arbre, prélevé, se présentait comme un double tronc. L'un des troncs trop rectiligne a été retiré et a permis de révéler l'arbre tel qu'il est travaillé depuis. On devine à droite déjà sa ligne élégante.


Au terme de l'atelier, l'arbre trouve sa posture et son style. A remarquer la cime orientée à droite; elle sera retravaillée par la suite vers la gauche, orientation principale de l'arbre.

Ici, l'arbre en mars 2008.

En automne 2008, retravaillé lors d'un atelier que Jean-Paul Polmans conduit au Bonsaï Club du Léman (BCL), l'arbre est fortement rabattu dans les hauts. Sur le conseil de Jean-Paul, je "prétérite" la silhouette de l'arbre pour ensuite mieux équilibrer la taille des branches; en effet, les branches basses sont plus fines que les branches hautes, gâchant la conicité générale.



L'arbre se présente au printemps 2009 avec une branche droite qui s'abaisse par rapport à la première mise en forme, pour mieux orienter l'arbre vers la gauche. L'orientation des branches reste chaotique et mal équilibrée.



C'est en novembre 2009, après un été de pousse totalement libre et conséquente que je reprends la structure de l'arbre. Les principales options sont l'abaissement des branches de droites et le relèvement de celles de gauche, et la reprise de la cime sur la gauche. L'arbre gagne en dynamique, en cohérence et en caractère.


Après un rempotage printanier (assisté de Greg ;-) Merci!) qui a vu l'arbre se faire amputer de grosses racines, l'arbre est laissé sans ligature pendant tout l'été. Seuls des haubans retiennent les branches qui tendent à remonter.

C'est donc un arbre qui a gagné des ramifications, et quelques (courtes) nouvelles branches que je remets en forme en ce mois de novembre 2010. Les branches sont repositionnées dans la ligne des dernières mises en forme. Pour renforcer son orientation, les ramifications sont travaillées différemment à droite et à gauche: des lignes plus mouvementées à droite pour compacter l'arbre, exprimer une réaction plus forte contre les agressions de la nature, un vent saisonnier probablement; à gauche, les lignes sont plus fluides, plus douces et plus proches de l'horizontale. Elles sont portées par le vent qui agresse leur cousines de droite.


Cette mise en forme me plaît. Il reste encore aux branches basses à s'épaissir et au tronc de même sur la partie basse...
Et au fil des rempotages (une importante racine à droite à rabattre), l'arbre glissera vers la droite du pot. Alors peut-être l'arbre trouvera sa posture finale. En 2013-2014?

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mercredi 24 novembre 2010

Quand le vert vire au rouge... c'est l'automne.

Aujourd'hui, pas de longs discours. L'humeur est à la contemplation avec une image chromatiquement un peu décalée: probablement la fraicheur de l'hiver qui se fait sentir.

"En manteau pourpre, l'hiver ce matin est mon visiteur."

(Cotoneaster, 6cm)

Belle image pour accueillir la première neige de la saison dans le jardin

mercredi 17 novembre 2010

Pas de glace!

Non, ça ne me laisse pas de glace. L'architecture est belle et la fonction est mystique. Il s'agirait du Jardin des Bonsaï du Jardin Botanique de Singapour... merci à "DanielKHC" qui nous offre cette belle image.


Juste ce qu'il me faut dans mon jardin. Dans 10 ans!

mercredi 10 novembre 2010

Le Tokonoma (床の間)

(Ses origines par Keizō Andō Sensei - adaptation libre d'un élève attentif)

Au creux de l'ère féodale d'Edo, secouée de conflits guerriers entre armées de samouraï, le shogun, qui concentre les pouvoirs et les richesses, se protège dans un "donjon" fortifié qui lui sert de chambre à coucher et de coffre à trésor. Pour asseoir sa supériorité et s'assurer du dévouement soumis de ses vassaux, il achève le rituel du lever par une apparition au seuil de sa chambre. Il y fait face à ses seigneurs et lieutenants venus le saluer qui remplissent, par ordre hiérarchique, la salle qui jouxte les appartements seigneuriaux. Alors, d'un piédestal - le "kamisa" - qui le surélève par rapport à son audience, il harangue, ordonne ou condamne, selon. Puis il se retire, laissant l'estrade emplie de son absence et empreinte de son souvenir, respectueux, craint et sacralisé.


Nul ne pénètre cette alcôve, ce sanctuaire.

Lorsque le maître des lieux est en campagne, lorsque son absence se prolonge, on compense le vide laissé par un rouleau que l'on suspend au mur de l'alcôve. Le "kakejiku" rappelle les vassaux au souvenir de leur maître et à leurs devoirs.


Avec la montée en puissance des clans des vassaux, ces derniers, dans leurs contrées, reproduisent une alcôve dans leurs demeures. Ainsi, ils démontrent leur respect pour le shogoun et porte dans leurs terres la force et l'autorité du Maître!

Le temps passant, sous l'ère Meiji, avec la remise en question du passé, l'ouverture du pays aux influences étrangères et la disparition de la classe des samouraïs, le tokonoma gagne la demeure traditionnelle et s'ouvre aux arrangements floraux. L'ikebana, art érudit et de très grande qualité est autorisé à représenter le sacré. Le bonsaï est encore interdit de tokonoma: la terre et les insectes qu'il apporte sont autant de souillures pour un endroit porteur du sacré.

C'est plus tard, à l'ère Taichō, que les arbres de grande valeur, préparés avec soins, sont autorisés à entrer dans l'alcôve sacrée.
Le bonsaï remplace alors le kakejiku dans le rôle de porteur de la représentation, qui est donc retiré en présence d'un arbre, afin d'éviter la duplication.

L'arbre est présenté sur une petite table qui le surélève par rapport à l'observateur et selon sa forme le met en valeur. Il est accompagné par une herbe en pot qui remplit rôles symbolique et esthétique: en contrepoint, à l'arbre, le "shitakusa" borne l'espace vide qui, ainsi mis en tension, renforce la force et la symbolique de l'arbre; symboliquement, alors que l'arbre représente la maturité, porte des valeurs de sagesse et d'aboutissement, l'herbe (Sō) honore les origines de la terre, l'expression la plus fruste de la nature.

A ce jour, dans la tradition la plus stricte, ces règles restent valables et seront peut-être amenées à évoluer un jour encore. En effet, un arbre "yamadori" - c'est-à-dire prélevé dans la nature et non pas élevé en pépinière à partir d'un semis ou d'une bouture - ne peut être présenté en tokonoma; il est présenté à même le sol en avant de l'estrade qu'il ne souillera ainsi pas de son origine considérée comme moins noble. Accèdera-t-il au tokonoma?

A préciser encore que tout accessoire ne trouve place qu'en périphérie du tokonoma ou du tempai: figurine, suiseki, kakemono, sont rassemblés dans une étagère qui jouxte l'alcôve, le "kasari doko".


Je trouve intéressant de comprendre cette origine qui explique le grand décalage entre d'une part les présentations actuelles que l'on peut voir depuis l'Europe (magazines, livres, catalogues d'expositions) et d'autre part cette codification stricte et traditionnelle.
On peut imaginer bien sûr l'intérêt des professionnels du bonsaï à entretenir un marché de l'accessoire (kakemono, tablette, figurine, suiseki) qui est bien évidemment lucratif. Mais ainsi, chacun peu selon ses goûts mettre en place une présentation pour un tokonoma; selon des règles plus traditionnelles ou plus contemporaines.

L'importation de l'art du bonsaï en Europe, sans le cadre culturel préexistant, amène des variations libres de toutes codifications; ceci au risque de dénaturer une tradition forte. Personnellement je préfère voir une tradition évoluer; c'est-à-dire voir une réinterprétation des symboles traditionnels plutôt qu'une utilisation émancipée et ignorante des symboles manipulés.



samedi 6 novembre 2010

jeudi 4 novembre 2010

Japanischer Garten Hamburg

4 mois: il y a quatre mois que je passais la dernière d'une longue série de journées à Hambourg.





Comme souvent lors de déplacements professionnels, on ne visite pas vraiment les villes dans lesquelles on se déplace. C'est donc pour éviter ce travers que je me donne le temps nécessaire à visiter quelques coins de cette très belle ville.


Pourtant nordique et portuaire, c'est donc contre toute attente qu'elle cache au creux de son Jardin botanique "Planten un Blomen" un jardin japonais, qui se targue même d'être le plus vaste d'Europe...












Il a été créé en 1988 par Yoshikuni Araki (荒木芳邦; * 1921; † 1997) et complété par une maison de thé en 1990.




En plein été, quelques érables sont déjà en belles couleurs.

 



































La maison japonaise transporte le visiteur en un clin d'œil bien loin des bords de l'Elbe.




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