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lundi 25 mars 2013

le 100ème: à choyer !

Lorsqu'on commence un blog, chaque article est une aventure.
Quand l'aventure se prolonge, on prend plaisir à chaque article.
Et un jour...
c'est le 100ème.

Et oui, cent articles... ... ... .......

Alors pour fêter ces années à choyer mon blog, à choyer ma passion, je partage avec vous le cadeau que celle qui m'accompagne me fit ce weekend:

"
Choyer son jardin
Choyer ses arbres
Choyer sa personne
Choyer sa famille
Choyer son amour
... un beau projet de vie ...

avec amour

Moi
"


Pour le 100ème, quel plus bel hommage ?


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mardi 24 janvier 2012

Le Bonsaï en mouvement

Ce weekend, mon club adoré - le BCL - était de sortie: le XIIIe Noelanders Trophy à Heusden-Zolder.

Cette petite commune du Plat Pays est le haut lieu du tourisme minier, et, une fois par année, du tourisme "bonsaï".

Brouillard, brume et grisaille nous rappellent année après année que décidément le climat belge est favorable à la culture de la mousse.

Depuis 3 jours, les forums et Facebook regorge d'images de l'exposition, des démonstrations et des marchands de bonsaï. Tout est déjà vu. Je garderai mes photos pour moi et partage avec vous ce jour ce que personne ne peut vous montrer!

EXCLUSIF: "BCL rocks!" (traduction: EXCLUSIVE: "au BCL, ça bouge!")

et oui, vous avez bien lu, sur ce blog, aujourd'hui,

     c'est l' EXCLU' !
     c'est Première aussi!

(car mes talents de vidéastes restent à confirmer (...).
C'est donc en avant-première (ou presque) que vous vivrez
- le Noelanders Trophy
- en mouvement
- vu par le Bonsaï Club du Léman.



Un beau weekend enjoué, fort de camaraderie, de passion, de plaisir et de folies...
(nldr., ... que la bande son de la jeune IRMA rend parfaitement)

En passant, merci à tous les figurants qui ont rendu ces images possibles!


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mardi 13 décembre 2011

Si votre Joyeux Noël sent le sapin, optez pour un bonsaï

Nous voilà à mi-chemin de l'Avent: les premiers givres nous annoncent l'arrivée de l'hiver et les premiers sapins se vendent sur les places...

Une première question m'arrête:
"Quel sens à couper des arbres pour les faire entrer dans nos demeures?"

... (perplexe)...

De plus, je remarque qu'en Occident cette tradition se teinte de mauvaises habitudes bien de chez nous... la folie des grandeurs: toujours plus beau, toujours plus grand, toujours plus cher...
Au point de voir s'exposer le sapin de Noël le plus cher du monde à Abu Dahbi.



... (perplexe)... (encore davantage)...

Mais
Faire entrer un arbre dans son habitat...
Finalement, n'est-ce pas ce que les japonais, les chinois font depuis des siècles? En tous les cas les amateurs de bonsaï?

Une seconde question m'emporte:
"Y'a-t-il un un point commun entre Noël et le Bonsaï?"

Assurément! La tradition!
Cet ensemble de rituels qui se perpétuent à travers les âges, de génération en génération. Qui focalisent l'attention, l'admiration et fait pétiller les yeux...

Alors pour ceux qui préfèrent plus de modestie, qui se complaisent dans le "small is beautiful", et admirent les bonsaïs, je vous offre celui-ci.
Boules et tablettes d'origine japonaise contrôlée.

Et pour la tradition, un chant bien connu:
(d'après,
"O Tannenbaum" de Ernst Anschütz, 1824)

"Mon beau sapin, roi des forêts,
Que j'aime ta verdure,
Quand par l'hiver, bois et guérets,
Sont dépouillés de leurs attraits,
 
Mon beau sapin, roi des forêts,
Tu gardes ta parure,
Toi que Noël planta chez nous,
Au saint anniversaire,
 
Joli sapin, comme ils sont doux,
Et tes bonbons, et tes joujoux,
Toi que Noël planta chez nous,
Par les mains de ma mère,
 
Mon beau sapin tes verts sommets,
Et leur fidèle ombrage,
De la foi qui ne ment jamais,
De la constance et de la paix,
 
Mon beau sapin tes verts sommets,
M'offrent la douce image."



J O Y E U X   N O E L !


(et à chacun son sapin! ;-) )




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samedi 15 octobre 2011

Pêche à la mousse

Le bonsaika qui s'aventure dans une exposition doit se procurer tout une série d'accessoires, auxquels il n'a jamais pris le temps de s'intéresser:
- une tablette
- un shitakusa
- une jita ou un yatsuhashi (pour le shitakusa)
- un kakemono (bien qu'il soit déconseillé par les tenants de la tradition d'en utiliser avec un bonsaï, voir ici)

Une fois équipé, je me suis trouvé donc la veille de l'expo avec ... ou plutôt SANS le dernier accessoire!!!

La MOUSSE.
La mousse qui tapisse le pied de l'arbre.
La mousse qui couvre la terre qui ne saurait s'exposer dans un tokonama!


Secouru par un collègue de club pour cette exposition, j'en ai tiré une leçon:
cultiver sa réserve de mousse.

C'est donc avec enthoujiachme que cette chemaine, je me suis inité à une nouvelle occupachion: je chuis aller marsser dans les impaches de mon villages; rager les murs; à la ressersse de mouche.
Des churfaches j'en ai ramaché; des petites pièches, j'en ai churfaché des caichettes.


Et depuis mes amis, m'imaginent Grand Solitaire, les pieds au milieu d'une grande rivière poissoneuse au côté de Robert Redford... Depuis que je leur dit que je me suis mis ...

à la pêche à la mousse!




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jeudi 13 octobre 2011

"Petit noir" ou "café bonsaï"

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Au pied de l'arbre,
la verdure de l'année s'entasse;
Temps d'une palabre:
deux gorgées de café en verre.





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mercredi 28 septembre 2011

Les Bonsaïs suisses passent à l'heure d'automne

Ce texte a été publié dans la revue Esprit Bonsaï n°54 (octobre-novembre 2011)
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Le dernier week-end d’août, Bonsaï Autumn, à Oensingen, annonçait avec un peu d’avance la saison des feuilles qui tombent.
Ce sont les 27 et 28 août 2011 qu’a eu lieu la septième, et dernière, édition de Bonsaï Autumn, à Oensingen. Petite bourgade suisse allemande, Oensingen est à mi-chemin entre Bern, la capitale politique, et Zürich, la capitale économique. Sur ce plateau suisse où le bonsaï a pris racine il y a déjà quelques décennies : la patrie de Pius Notter est à trois sorties d’autoroute.

Il y a quelques jours sévissait la canicule, première vraie période de chaleur depuis la fin juin, dans cette année au climat étrange. Et subitement, la température chute ! 8 °C au lever ce dimanche de fin août : matin clair et brumes qui lèchent les champs de chaque côté de l’autoroute... À croire que la météo a voulu honorer l’exposition, but de notre voyage, en avançant d’un mois la saison à venir.
C’est donc en face du Birkensaal d’Oensingen que nous parquons à 9 h tapantes ce dimanche matin. Les portes de l’exposition sont à peine ouvertes, et certains marchands ont certainement un peu traîné au lit : ils s’activent, portent quelques caisses pour réapprovisionner leur stand avant les premiers visiteurs. En attendant d’entrer, premier coup d’oeil vers la salle : Walter Pall, seul dans les allées, profite pour admirer quelques arbres dans la tranquillité matinale.



Draps rouge et fonds blancs
Après avoir passé le hall, nous pénétrons immédiatement dans l’unique salle de l’exposition. Elle est en fait relativement petite, et accueille quatre travées d’exposition d’une bonne vingtaine de mètres chacune. En entrant, la lumière matinale, fraîche, est subitement plus chaude, plus dense. Les nappages s’accordent parfaitement avec les murs de la salle : un rouge profond, très élégant et chaleureux qui réverbère la lumière naturelle tombant du haut des lanterneaux. Le visiteur s’enfonce dans cette atmosphère agréable dans un calme méditatif. La visite peut commencer.


Les arbres se suivent sobrement sur le drapé rouge et les fonds blancs, très simples. Généralement de grande taille, les arbres sont mâtures et travaillés très soigneusement. L’exposition profite d’une grande variété d’espèces, notamment parmi les feuillus : olivier, érable, troène, charme – d’ici et de Corée -, hêtre, chêne, prunier, pistachier, potentille, tilleul, et... , espèce nouvelle pour moi : un filaire. En contrepoint, des pins, mélèzes et genévriers : la musique visuelle est variée, agréable et pleine de surprises.
Il faut bien admettre que si les arbres présentés sont dans l’ensemble très beaux, certains ne retiennent pas l’attention. De forme banale, ou exhibant des branches ébouriffées, ils ne soutiennent pas la comparaison.


Surpris par la canicule
À y regarder de plus près, il semble que des arbres suppléent aux titulaires prévus : en effet, des « trous » dans l’exposition trahissent des désistements de dernières minutes. Raymond Veuthey, bonsaika octogénaire valaisan, confirme l’hypothèse : son mélèze, prévu de longue date, a cédé la place à un chêne suite à un « accident » météorologique. La canicule de mi-août en a surpris plus d’un....
C’est sur la droite de la salle que nous trouvons trois arbres majeurs, dont l’arbre primé : un majestueux genévrier de Chine variété ‘Itoigawa’ exposé par Enrico Savini – également démonstrateur. L’arbre apparaît très équilibré entre bois mort et végétation, avec beaucoup de finesse.


C’est en « scrutant » le travail des branches que l’on réalise la précision du travail et la sensibilité de l’auteur de la mise en forme. Par contre, la magnifique tablette qui porte l’arbre est à mon avis trop chargée et détourne l’attention d’un arbre déjà riche en rythmes et variations.


C’est juste en face, en se retournant, que l’on peut admirer l’un des deux « dauphins » – mentionné « Runner Up » par les organisateurs : également un genévrier de Chine variété ‘Itoigawa’, également exposé par un italien, également démonstrateur : Mauro Stemberger. Un arbre bien connu, et pourtant toujours encore impressionnant quand on lui fait face. Avec un bois mort galbé comme un cou de taureau, sa puissance frappe ! C’est incontestable.

Une taille réduite 
L’autre « dauphin » est plus loin, presque discret, en fait, d’une taille étonnamment réduite au milieu des autres arbres. Encore un conifère et encore un Italien : un if appartenant à Stefano Frisoni.


Pour moi, l’un, si ce n’est le plus beau des arbres de cette édition. En particulier parce que du haut de sa petite cinquantaine de centimètres, il parvient à nous envoûter. En focalisant le regard avec une succession concentrique « silhouette - feuillage - veine vivante - bois mort » qui fait plonger au plus profond de son être. Aspiré sous cette couronne impeccable d’aiguilles denses et luisantes, nous nous sentons ensorcelé, réduit à l’échelle de ce petit arbre à la puissance sereine... Pour moi, ce vertige est le signe d’un arbre réussi.
À noter que son pot, très bien préparé, convient bien à l’arbre.







Il faut chercher les « Mentions » pour trouver un arbre « français » – à Xavier Dreux – entre un Allemand  et un .... Italien, encore. Cet érable monumental, de plus d’un mètre de hauteur, enflamme les sens avec un feuillage en avance d’au moins un mois. Du jaune doré à l’ocre flamboyant, les nuances des feuilles immobiles semblent vibrer dans l’air. L’effet est renforcé grâce à une mise en forme très légère laissant de nombreux vides. L’arbre est donc très transparent; le regard le traverse littéralement, effleurant à peine les quelques feuilles qu’il rencontre sur son chemin. Une impression de calme. Un instant paisible, suspendu dans un air léger sur le point de s’enflammer.
Dans le palmarès, viennent ensuite exclusivement des feuillus : un chêne vert de Zino Rongo, un mirabellier de Hartmuth Münchenbach, un pistachier de Marija Hajdic et Andrija Zokicc et un hêtre rouge de Stefan Gmür. Tous de très beaux arbres avec beaucoup de caractère. Parfois peut-être dans des pots ou sur des tablettes qui ne leur conviennent probablement pas au mieux...




De nombreuses démonstrations


 
Le calme de la salle d’exposition n’est jamais perturbé par la pourtant proche scène des démonstrations. Là-haut, dépaysement instantané : les quelques mots échangés fusent en... italien. pas moins de trois démonstrations menées pas des Transalpins : Enrico Savini et l’équipe de Progetto Futuro, Zino Rongo et Mauro Stemberger. La complicité italienne fonctionne à merveille à l’image de Nicola Sorressa qui donne un coup de main ici ou là, selon les besoins. Le travail théâtral de Mauro disparaît presque derrière son épicéa gigantesque dont le conteneur se déforme sur une chaise trop petite. A l’opposé, Zino s’applique sur un petit pin que Walter Pall commente régulièrement et dont il fait ressortir les superbes qualités. « Bei Lavoro ! ». Le calme et la concentration d’Enrico Savini, auréolé du 1er prix de cette édition, est révélateur du soin avec lequel il forme pas moins de deux arbres en un week-end.




Plus solitaires, les Carlos van der Vaart, Budi Sulityo, René de Boni travaillent en silence des arbres aux potentiels assez variables. Quant à Marc Noelanders, il tient démonstration sur un très beau pin blanc greffé, dehors, sous le soleil dominical. 

Bonsai Autumn c’est aussi des marchands
Sur un des flancs de la salle, quatre stands de pros sont baignés de lumière. Les kusamono et magnifique pots lilliputiens de Carlos Hebeisen-Takahama, tout comme les figurines animalières d’Henk Frezen s’embrasent dans les rayons de soleil : les vernis subtils chatoient le regard de l’amateur. A côté, un visiteur s’intéresse tout particulièrement à ce cerf couché...
Personnellement, mes yeux reviennent toujours à cette sublime libellule qui s’envole, tirant derrière elle un chapelet de gouttes d’eau suspendues au-dessus d’un étang improbable.
Rolf Hitz propose quant à lui des pots à bonsaï, des pots sobres et qui s’affirment néanmoins comme issu d’une démarche artisanale de «chez nous».
Comme l’organisation est aussi précise qu’un coucou suisse, ne manque qu’un facteur de tablette pour fournir à l’amateur tout le matériel nécessaire à un beau tokonoma : c’est Kurt Zgraggen qui nous fait profiter de son hobby, en faisant et défaisant avec bonne humeur le joyeux empilement de ses tablettes.



De retour, quelques regrets...
Une très belle exposition donc. Et pourtant quelques regrets. Tout d’abord une fréquentation que j’ai trouvée très faible. Y’a-t-il eu déficit de publicité auprès du grand public? Une étonnante «légèreté» dans la mise en place de certains arbres (on a même vu un tabouret IKEA comme tablette!) Y’a-t-il une certaine désinvolture de la part de l’organisation? 
En outre, l’absence des arbres de Pius Notter, traditionnellement invités de marque du Bonsaï Automn aurait complété l’exposition; Walter Pall lui-même ne savait pas pourquoi ils manquaient. Et pourquoi ne pas y trouver les oeuvres de Serge Clémens pourtant présent le samedi parmi les visiteurs, en voisin...

... et finalement une grande tristesse
La raison est sûrement à trouver ailleurs: sur le site de Bonsaï Autumn, lui-même.
«This was it!! Thank you for all the support over the year» («Ca y était! Merci du soutien durant toutes ces années); c’est par ces quelques mots et un bref billet que les organisateurs annoncent sur leur blog (http://www.bonsaiautumn.com/?p=172), au lendemain même de l’exposition, la disparition de celle-ci; septième du nom. Sans commentaires.

Elle fut créée en marge des sentiers fédératifs du Bonsaï en Suisse; elle avait rencontrée son public; elle était capable de fédérer des amis, passionnés, de montrer de très beaux arbres. Mais c’est peut-être parce qu’elle n’est pas parvenu à aller au-delà, à fédérer toutes les énergies de la planète Bonsaï, et au final un public «hors sérail», que Bonsai Autumn s’évanouira sous le linceul hivernal. En nous léguant le message que, notre communauté de passionnés est trop petite pour s’affranchir d’une vraie cohésion, d’une vraie passion et du bénéfice de l’union. Tous, nous devons investir notre énergie dans toute initiative qui fait grandir et perdurer notre art.

Mon Maître dit: « Vos arbres vous survivront! Si vous les faites beaux, d’autres voudrons s’en occuper.» Il a bien sûr raison: la beauté et l’émotion que nous offrent le Bonsaï, est la seule chose qui importe. Au-delà des contingences.

C’est ce qui nous galvanisera au travers des frimas qui arrivent, vers un printemps nouveau: d’autres saisons, d’autres expositions, et des arbres toujours plus magnifiques.
Pour que le Bonsaï nous survive...



(Article publié dans Esprit Bonsaï n°54, octobre-novembre 2011)

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dimanche 24 juillet 2011

Travail de vacances

Après un été venu très tôt et tout le travail de printemps achevé avec 1 mois d'avance, nous voilà dans un mois de juillet humide et froid...
Alors que la piscine et la plage devrait accueillir notre repos bien mérité, la météo nous retient dans nos jardins que les litres de pluie ne nous permettent pas de travailler...

Alors que faire pour occuper son temps, en préparant les mois à venir?

Depuis plusieurs années je croise cette caisse que la patine a rendue si belle. Depuis plusieurs années, j'y range des brics et des brocs. Depuis 1-2 années, j'y projette d'y faire des transformations des espaces intérieurs.

C'était donc le moment idéal pour mettre ce projet en oeuvre: quelques planches, des coups de scie bien placés, un peu de collage et un assemblage précis qui fait tout tenir.


Voilà. Les fils de ligatures seront dorénavent bien rangés lors des transports vers les ateliers et écoles de cet automne. Ceci sous les yeux de Philippe Suchard et de sa publicité d'alors; du temps lorsque cette caisse en toute simplicité conservait les délicates décorations de Noël de la ferme familiale, où elle attendait une nouvelle vie.


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lundi 6 décembre 2010

Exhib' dans un jardin d'hiver (+18)

Au jardin,
les températures baissent.
Dans les chaumières,
la chaleur monte!

Chaque année, le constat est le même: plus on est couvert, plus on a envie de découvrir...!!!
Un épais manteau embellit ce qu'il cache, le rend désirable. Le regard s'enflamme de ce jeu entre le Montré et le Caché. Il suffit qu'une parcelle chérie se découvre pour cristalliser de chaudes émotions. Une discrète extrémité qui pointe, s'offre à la vue, et elle devient le point focal vers lequel tend toute l'attention (...): mélange d'excitation et de contemplation.

Cette convulsion de désir est même contagieuse! Et pousse à l'exhibition! Exhib' libertine et généralisée!

Preuve en est, le rituel saisonnier des clichés de jardins couverts de neige qui fleurissent en cette saison (et oui, ça peut fleurir en hiver) sur blogs, réseaux sociaux, site internet et magazines.


 

(images: Philippe Leblanc, Nicola Crivelli)

Il est vrai qu'il n'y a rien de tel que la neige sur ses arbres pour faire naître de nouvelles émotions! Une autre perspective se met en scène avec la perte des repères...

Alors je me lance! C'est décidé, cette année, je vous fais ma première exhib'...! Voici ma contribution à cette "découverte" hivernale: je vous dévoile à mon tour ma collection dans un blanc manteau.


Une vue d'ensemble
(remarquez les courbes et les pointes, en rythme alterné)  


Un angle différent
(... à la queue leu leu...)


Et mon arbre préféré
(droit, fier et fort, en toutes conditions!)


Bon, c'est vrai que cette année la première neige a été spécialement généreuse dans notre contrée...
Alors, n'oubliez pas! SORTEZ COUVERTS!
(article sponsorisé par Stop SIDA)

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mercredi 24 novembre 2010

Quand le vert vire au rouge... c'est l'automne.

Aujourd'hui, pas de longs discours. L'humeur est à la contemplation avec une image chromatiquement un peu décalée: probablement la fraicheur de l'hiver qui se fait sentir.

"En manteau pourpre, l'hiver ce matin est mon visiteur."

(Cotoneaster, 6cm)

Belle image pour accueillir la première neige de la saison dans le jardin

jeudi 4 novembre 2010

Mélèze du Japon en cascade

Avec Novembre revient le rituel de la ligature d'automne. C'est donc bien normalement que ce Larix kempferii se voit relooké. Déjà vu il y a un peu plus d'un an, cet arbre évolue au fil des saisons; il a la particularité d'être l'un de mes "fils rouges" dans mon enseignement auprès de Maître Andô.


Formé à partir d'un plant de pépinière pour la première fois en 2008 (bouture vers 2005) , il est passé deux fois entre les mains expertes du Maître... Il est si difficile de le retravailler ensuite! Prendre le courage de défaire, pour refaire: retrouver une forme; sans imiter. En trouvant sa propre voie...

Il me semble que l'arbre commence à trouver de la cohérence; toutes les branches commencent à exprimer un caractère identique.

La branche arrière crée une perspective intéressante, accentuée! C'est alors, en terminant la mise en forme, que subitement, je me suis remémoré le Vicenza Teatro Olimpico de Palladio (1580).


Et l'adage du Maître résonne: "N'essaie pas de faire comme les Maîtres font; cherche ce qu'ils cherchent."

Le Bonsaï est une voie...
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lundi 28 juin 2010

Azalées, allez-y!

Après ce premier weekend réellement estival, petit exercice pour maintenir vos facultés en pleine vigueur malgré la torpeur ambiante..

Azalées, allez-y: prononcer [azalézalézi] ...

Azalées, allez-y, Azalées, allez-y, Azalées, allez-y, Azalées, allez-y, Azalées, allez-y, Azalées, allez-y, Azalées, allez-y...
(bis)

Comme "Panier-Piano"... ça fait de vous un virtuose de la diction; un funambule du verbe!

(J'imagine les quelques lecteurs de ce blog - 11 abonné(e)s et moi-même - en train de zézaier devant leur écran... :-D Sans peur du ridicule; puisque personne ne les voit, ni ne les entend; heureusement)

Bien loin de ces jeux idiots, c'est d'autres passionné(e)s qui se sont trouvés autour de leurs azalées préférées pour un atelier avec Jean-Marc Defferrard (pépiniériste célèbre de Veyrier).
Un dernier atelier du Bonsai Club du Léman (BCL), avant que l'été prennent ses quartiers.

Quelques instants fleuris,  lèvres pincées, potiches vernies... et clichés volés dans une sérénité délicate.
Bon été!



L'homme et la plante


Taille en finesse

Du doigté

Pince-moi...


Dans le Jardin d'Eden,

Adam...

& Eve


Car les Azalées,

ça rend heureux!


ça surprend !


ça se berce !
 ... du Caucase ;-)


Et à la fin:
un samouraï de shaolin...


et trois shohin


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